LE NUMÉRO 3 DE LA TOPETTE SORT LE 1er MARS

Le numéro 3 de la Topette sort début mars. Il sera livré entre le 27 février et le 3 mars dans nos différents points de vente, dont vous pouvez retrouver la liste ici.

Pour les abonnements, à partir de 12 euros par an, c’est par .

Couverture illustrée par Marie Leroy.

AU SOMMAIRE :

Livreurs à vélo : les nouveaux serviteurs
À Angers, Cholet ou Saumur, le nombre de livreurs à vélo a explosé depuis le début de la crise sanitaire. Corvéables à merci, sous-payés et bien souvent issus d’une immigration récente, nous sommes allés à la rencontre de ces serviteurs des temps modernes.

Service public : les oubliés du numérique
D’ici 2022, les Français devront réaliser la quasi-intégralité de leurs démarches administratives en ligne. Outre des plateformes peu adaptées, qui peuvent transformer la simple demande d’une carte grise en véritable cauchemar, cette dématérialisation à marche forcée risque de laisser bon nombre de personnes peu à l’aise avec le numérique sur le bord de la route. Dans le Maine-et-Loire, ce sont les habitants des territoires ruraux et les étrangers qui sont les plus touchés.

« Imagine Angers » : dessiner la ville de demain, sans ses habitants
Christophe Béchu ambitionnait de transformer durablement le paysage angevin. Six bâtiments originaux ont été sélectionnés. À l’heure où les premiers travaux débutent, nous revenons sur cette opération, entre carte blanche donnée au privé, coup de com’ pour la mairie et recherche de modernité à tout crin afin de rendre la ville attractive pour quelques privilégiés.

Guide Seveso : Découvre les sites les plus chauds du 49 !
Le Maine-et-Loire compte plus de 1 200 châteaux, une soixantaine de cours d’eau au bord desquels vous pouvez vous promener et… 11 sites Seveso. Parmi eux, 5 sont classés « seuil haut », c’est-à-dire qu’on considère que les activités industrielles qui s’y trouvent présentent des risques d’accidents majeurs pour la population et l’environnement. Suivez le guide.

Les réunions Tupperware ne sont plus ce qu’elles étaient
À l’heure d’internet, les réunions Tupperware ont migré des salons aux réseaux sociaux. Sur Instagram et Facebook, on ne compte plus les publications où des personnes tentent de vendre divers produits et recruter de nouveaux distributeurs. La Topette s’est plongée dans la galaxie angevine de ce qu’on appelle aussi le marketing de réseau. Où des myriades de vendeurs indépendants précaires espèrent un jour toucher le jackpot grâce à des cosmétiques et des compléments alimentaires. Un système bien rôdé qui compte plus de perdants que de gagnants.

Les sites de paris sportifs draguent les jeunes
Depuis cet automne, les supporters du SCO d’Angers et de Cholet Basket sont privés de match au stade. Il leur est en revanche toujours possible de parier sur leur équipe favorite depuis leur canapé. Les sites de paris sportifs l’ont bien compris en déployant une communication agressive, visant un public toujours plus jeune et issu des quartiers populaires.

Marie, la soignante « invisible »
C’est un cri du cœur que nous a envoyé Marie, une lectrice. À 56 ans, elle a passé la majorité de sa carrière à travailler auprès d’adultes handicapés, comme aide médico-psychologique. Petit salaire, grosses responsabilités et un sérieux manque de reconnaissance de la part des autorités.

À quoi sert l’aéroport d’Angers-Marcé ?
Inauguré en 1998, l’aéroport d’Angers-Marcé n’a jamais trouvé son public. Propriété d’Angers Loire Métropole, qui en a confié la gestion à un opérateur privé, l’équipement est surdimensionné par rapport à sa fréquentation. Lignes commerciales disparaissant aussi vite qu’elles sont apparues, aviation d’affaires en berne… Ses principaux utilisateurs étant des clubs d’aviation de loisirs. Angers-Marcé fait plutôt figure d’aérodrome de luxe.

Maine-et-Loire : des projets en béton
Dans le Maine-et-Loire, chaque année des centaines d’hectares de terres agricoles disparaissent sous le béton. Ce phénomène représente l’un des plus grands enjeux environnementaux actuels. Oscillant entre l’attractivité de leur ville et un discours écologique plus ou moins convaincant, les maires du département n’hésitent pourtant pas à lancer de nouveaux projets de zones d’activités. Le Président Daniel Guérin, 67 ans, est président de l’AS Chazé-Henry, l’un des plus petits clubs de foot du Maine-et-Loire. À cause de la crise sanitaire, aucun match n’a eu lieu depuis le mois d’octobre, coupant court à une activité pourtant essentielle pour la cohésion du village.

AU SOMMAIRE DU NUMÉRO 2 DE LA TOPETTE (DÉCEMBRE 2020-FÉVRIER 2021)

Le numéro 2 de La Topette est sorti début décembre dans nos différents points de vente du Maine-et-Loire, retrouvez leur liste ici.

Pour vous abonner, à partir de 12 euros par an, c’est .

Couverture par Morgane Somville

AU SOMMAIRE :

Schneider Saumur : cas d’école de la destruction de notre industrie
La rentrée 2020 a été marquée en France par une vague de plans sociaux. Parmi eux, celui de l’usine Schneider Electric à Saumur. Pourtant, la fermeture de ce site n’a rien à voir avec la crise sanitaire. L’entreprise est l’une des plus riches de France et sa santé financière est au beau fixe, offrant toujours plus d’argent à ses actionnaires au détriment de ses 74 employés du Maine-et-Loire qui risquent de se retrouver demain sur le carreau.

Le blues des jeunes infirmières
Le mal-être du personnel soignant est bien antérieur à la crise du Covid. Pourtant, le métier d’infirmier attire encore du monde : ils sont chaque année plus de 25 000 nouveaux diplômés en France. Une fois sur le marché du travail, la situation est-elle aussi éprouvante qu’on le décrit ? Pour le savoir, nous avons retrouvé après leur journée de boulot cinq jeunes infirmières. Elles ont la vingtaine, travaillent à Angers et ont déjà accumulé durant leurs quatre à six ans d’exercice pas mal d’expériences.

Service civique : on exploite bien les jeunes
L’an passé, 800 jeunes ont réalisé un service civique dans le Maine-et-Loire. Le dispositif, qui ne cesse de prendre de l’ampleur, propose aux 16-25 ans de réaliser des missions dans des associations et de plus en plus dans des services publics, moyennant une indemnité de 580 euros par mois. Si un service civique ne doit pas se substituer à un emploi, dans la pratique, la frontière est souvent floue. S’agirait-il de travail déguisé sous-payé et ce, au nom de la cohésion nationale ? « C’est toujours mieux que rien », répondront des jeunes interrogés, alors que le taux de chômage dans leur catégorie d’âge s’élève à 25%

On a retrouvé le gilet jaune d’Espace Anjou
L’affaire avait fait la une de l’actualité. Au tout début du mouvement des gilets jaunes, à Angers, Laurent, 47 ans, avait menacé de se faire sauter au centre commercial Espace Anjou. Désespéré, le militant entendait dénoncer l’usage par la police de grenades explosives. On l’a retrouvé deux ans plus tard, à sa sortie de détention. Récit d’une soirée qui a dégénéré.

Derrière les fournils
Les boulangeries restent le commerce de proximité par excellence : on en compte environ 400 dans le Maine-et-Loire. Et si l’on en consomme nettement moins qu’au début du XX ème siècle (moins de 100 grammes par jour en moyenne), le pain reste un élément majeur de nos tables et de notre culture. Mais alors qu’il est lui aussi soumis à la concurrence, aux techniques industrielles ou de marketing, notre pain serait-il devenu un produit comme un autre ?

Le pain des paysans
On les appelle les paysans boulangers. À la fois agriculteurs, meuniers et boulangers, ils réalisent tout sur leur ferme, du grain au pain. S’ils restent avant tout des cultivateurs, leur modèle questionne les modes de production traditionnels. Au Gaec Pachamama dans le village de Dénezé-sous-Doué, on fait son pain, en bio, depuis déjà treize ans.

100% fibre en Anjou : le monde merveilleux de la sous-traitance en cascade
Depuis deux ans, le Département s’est lancé dans le déploiement de l’Internet à très haut débit dans les zones rurales, avec l’objectif de dynamiser l’emploi local. Pourtant, les travailleurs portugais affluent en Maine-et-Loire.

Il fait si bon vivre à Angers
Angers est une ville « où il fait bon vivre » : le journal L’Express place régulièrement la préfecture du Maine-et-Loire en tête de son classement des communes françaises les plus attractives. Ravis, les élus locaux relaient en boucle l’information, fanfaronnant sur les réseaux sociaux autant que dans les brochures institutionnelles. La Topette a décidé d’éplucher les trois derniers classements réalisés par l’hebdomadaire, à la méthodologie douteuse et aux critères très subjectifs.

L’épicier
À Aviré, le bar-tabac menaçait de fermer. C’était l’unique commerce de ce petit village près de Segré. L’histoire aurait pu ressembler à celle de nombreuses communes rurales du département qui ne comptent plus une seule échoppe. Mais le trentenaire Romaric Robert afait le pari de reprendre l’établissement. Depuis janvier 2020, La Virée a su donner un nouveau souffle à la vie locale.

LE TOUT PREMIER NUMÉRO DE LA TOPETTE EST SORTI EN SEPTEMBRE 2020

Le tout premier numéro de la Topette est sorti !
Vous pouvez retrouver le nouveau journal indépendant d’enquêtes et de reportages de l’Anjou tout au long de l’automne chez les marchands de journaux, dans les bonnes librairies et dans les boutiques de produits bio et locaux du Maine-et-Loire. Notre liste de points de vente est disponible ici.
Vous pouvez aussi vous abonner à la Topette, à partir de 12 euros par an, en cliquant par .

AU SOMMAIRE :

On a supprimé mon village
La Topette a sillonné les routes du Maine-et-Loire et de ses communes nouvelles. En seulement six ans, le département a perdu la moitié de ses villages. Un raz-de-marée qui n’est pas anodin et sans conséquence pour les habitants.

Enfants handicapés, le scandale du transport scolaire
Le conseil départemental du Maine-et-Loire délègue le transport scolaire des enfants handicapés à des entreprises privées. Parmi celles-ci, Adiate, une société qui a le don pour casser les prix. Non formés, dénigrés, sentiment de se faire arnaquer, pour certains chauffeurs, l’expérience a tourné au cauchemar.

Center Parcs, une parodie de nature dopée à l’argent public
La Topette est allée fourrer son museau dans le Center Parcs du Bois aux Daims, à côté de Montreuil-Bellay. Verdict : un temple du tourisme de masse, tout sauf écolo, financé par une montagne d’argent public.

Angers aux mains des robots
C’est le bébé de Christophe Béchu. Au cours des prochaines années, Angers deviendra une « ville intelligente » grâce à près de 50 000 capteurs et autres prouesses technologiques déployées dans l’agglomération. Véritable bénéfice pour les citoyens, surveillance généralisée et robotisation de la Cité ou simple communication politique ?

Loin des villes, loin des lycées
Noyant-Villages est la commune du Maine-et-Loire la plus éloignée d’un lycée. Dans ce bourg de 5 600 habitants, les jeunes font moins d’études que la moyenne. Et si l’orientation scolaire n’était pas qu’une question de choix ou de milieu social ?

Adieu les vaches
Les vaches, c’était toute la vie de Jean-Claude. Cet éleveur près de Brissac n’imaginait pas que ses années de labeur avec sa femme Aude se termineraient par une liquidation judiciaire. Et pourtant, la dérégulation des prix du lait a eu raison de l’exploitation agricole familiale. Une ferme de plus disparaît.

J’ai passé 24h devant Angers Télé
En 2016, la mairie d’Angers confiait les clés d’Angers Télé au patron du club de foot du SCO, Saïd Chabane. L’an dernier, la chaîne locale se séparait de trois de ses sept salariés, justifiant ces licenciements par la baisse des subventions publiques. Reste qu’avec seulement quatre salariés, on se demande bien comment il est possible de faire tourner une chaîne télé. Pour s’en assurer, on a passé une journée devant Angers TV, et ce ne fut pas de tout repos.

L’éclusière
Annick Nourry est la plus ancienne éclusière du Maine-et-Loire. En poste à Châteauneuf-sur-Sarthe depuis 38 ans, elle a connu l’essor du tourisme fluvial puis sa chute et vu son métier changer au gré des automatisations et des suppressions de postes.


Couverture par Aliénor Ouvrard.