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PROJETS DE MINES D’OR DANS LE MAINE-ET-LOIRE : UN AIR DE FAR WEST

    Qui a dit que l’époque des mines en France était révolue ? Certainement pas Breizh Ressources, une start-up tenue par un Canadien qui entend explorer le sous-sol du nord-ouest de l’Anjou afin d’y trouver de l’or. Entre l’appât du gain, des craintes pour l’environnement, des élus priés de se taire et un champion de la vantardise, tentons de mieux comprendre ce qui se cache derrière ce projet.

    La Topette – Numéro 19 / Mars-Mai 2025

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    Illustration : Achille Ménard

    Un Canado-Britannique qui veut creuser dans le sous-sol du Maine-et-Loire pour en extraire de l’or et, pourquoi pas, ouvrir une mine. Le scénario d’un film d’aventure à petit budget ? Non, cela se passe en vrai, aujourd’hui, dans le nord-ouest du département. La société Breizh Ressources, basée à Lorient, a déposé en octobre 2023 auprès du ministère de l’Économie une demande de permis d’exploration minière pour un périmètre de 441 km2 sur huit communes de Loire-Atlantique et dix dans le nord-ouest du Maine-et-Loire. L’entreprise s’intéresse aux sous-sols de Candé, Challain-la-Potherie, Loiré, Angrie, Erdre-en-Anjou, Saint-Clément-de-la-Place, Longuenée-en-Anjou, Val-d’Erdre-Auxence et Bécon-les-Granits.

    L’État n’a pas encore tranché la question, mais l’étude de l’épais dossier de plus de 200 pages permet d’en savoir plus sur les intentions de Breizh Ressources, qui est en réalité une filiale créée pour l’occasion par Aurania Resources. Cette entreprise canadienne spécialisée dans l’exploration minière opère principalement en Équateur. Elle a baptisé son projet « Belenos », du nom d’un dieu gaulois et a, toujours en 2023, déposé deux autres demandes de permis exclusifs de recherches de mines, « Epona » et « Taranis », dans le Morbihan et en Ille-et-Vilaine.

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    À chaque fois, l’objectif est le même : faire des recherches dans le sous-sol afin de savoir si on y trouve des métaux précieux et des terres rares en quantité et en concentration suffisantes pour envisager la création d’une mine. Dans le cadre de Belenos, une vingtaine de matières est recherchée, dont l’or, le cuivre, l’étain, l’argent, l’antimoine, le plomb ou encore le platine.

    Mais pourquoi creuser ici plus particulièrement ? C’est que le sous-sol du plateau armoricain compte de nombreuses richesses géologiques. Il n’a d’ailleurs pas fallu attendre Aurania pour le découvrir. Déjà, à l’époque gallo-romaine, on y extrayait de l’or. Plus récemment, dans les années 1980, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), établissement public de référence pour l’étude des sous-sols, a réalisé des prélèvements dans différentes communes et découvert de l’or à Angrie ou encore à La Meignanne. Des données qui n’ont pas échappé au Canadien.

    Dans sa demande, l’entreprise explique que si elle obtient le feu vert de l’État, pour cinq ans renouvelables, elle procédera d’abord à des prélèvements d’échantillons de 5 cm de diamètre à 10 à 50 cm de profondeur. Elle recourra également à des hélicoptères qui survoleront la zone afin d’en mesurer les variations de champs électromagnétiques. Si ces premiers résultats s’avèrent intéressants, l’entreprise pourrait alors creuser des tranchées voire faire des forages sur des zones plus spécifiques. Là, Breizh Ressources ferait appel à des machines pouvant forer jusqu’à 300 mètres de profondeur. Elle estime le coût des recherches à plus de 800 000 euros au minimum.

    Les élus priés de garder le secret

    Le projet n’est pas banal, et pourtant, l’information a relativement peu circulé. Seuls quelques articles de la presse quotidienne locale évoquent des discussions sur le sujet en conseil municipal. Quand on apprend à un couple d’Angrie qu’il existe un projet d’exploration minière sur la commune, ils admettent n’en avoir jamais entendu parler. Et ils tombent carrément de leur chaise en découvrant qu’on avait déjà identifié dans les années 80 de l’or dans leur hameau. « On n’a plus qu’à acheter une pelleteuse », plaisantent-ils.

    Ce manque d’information au grand public interroge. Alors que le dossier Belenos a été déposé à l’automne 2023 auprès du ministère, la préfecture du Maine-et-Loire n’a informé les communes concernées qu’au printemps 2024, les invitant à se prononcer dans les 30 jours pour ou contre le projet, tout en précisant qu’il ne s’agit que d’un avis consultatif, la décision finale revenant à l’État. Le conseil communautaire d’Anjou Bleu Communauté a lui aussi été consulté. « On a eu à peine le temps d’étudier le dossier », se souvient Anne Danjou, l’une des rares élues à s’être clairement positionnée contre Belenos.

    La préfecture a demandé aux
    maires de ne pas trop en dire sur
    le projet d’exploration minière

    Le compte-rendu de la séance du 14 mai est pour le moins savoureux. Nombre de conseillers admettent manquer d’informations pour pouvoir prendre position et le vote sera finalement reporté à la réunion suivante. « Pourquoi, d’un seul coup, c’est à nous, locaux, de nous taper ce sujet ?, lance un élu de Segré-en-Anjou Bleu. On va faire une connerie, ça va nous retomber dessus… L’État devrait le gérer et se débrouiller tout seul. » Alors que le président, Gilles Grimaud, indique qu’il est pour, car cela n’engage pas à grand-chose et permettrait d’en savoir plus sur les « richesses » du sous-sol, il propose aux maires présents d’en dire plus, puisque ceux-ci ont eu droit à une réunion en sous-préfecture sur le projet. La maire d’Angrie commence à raconter ce dont elle se souvient, puis s’arrête : « Je ne sais pas jusqu’où je peux aller parce qu’on nous a dit en réunion qu’il ne fallait pas trop en dire ». L’édile de Candé abonde : « On nous a dit à la fin de la réunion que c’était confidentiel ».

    C’est également en tout discrétion que s’est tenue en ligne une consultation publique sur le projet Belenos en plein cœur de l’été 2024. Combien de citoyens ont été mis au courant et y ont participé ? Qu’a donné cette consultation ? Le ministère de l’Économie ne communique pas sur la question et les demandes de permis de Breizh Ressources ne sont plus consultables sur son site internet. Face à une telle opacité, on peut se demander à quoi jouent les services de l’État. Sollicitée sur sa volonté de garder confidentielles des informations pourtant à caractère public, la préfecture du Maine-et-Loire n’a pas répondu à nos questions.

    On peut néanmoins faire des suppositions. Les projets miniers rencontrent souvent une forte opposition de la part de riverains et d’associations environnementales. Et on le comprend ; avoir une mine à l’arrière de son jardin ne donne pas vraiment envie. Une entreprise australienne en a fait les frais dans les années 2010. Variscan avait obtenu plusieurs permis d’exploration dans l’ouest de la France, notamment dans les Mauges, et en Bretagne. Chez nos voisins, ces projets d’exploration ont entraîné une vive contestation et plusieurs manifestations. En 2016, le siège de la filiale française de Variscan à Orléans avait été visé par un engin explosif. Sur sa façade, des tags en breton.

    « C’est comme le far west »

    Le cabinet privé chargé par Breizh Ressources de réaliser une étude d’impact indique dans ses conclusions que cette phase exploratoire n’entrainera que de faibles nuisances sur la faune, la flore, le paysage et les riverains, et qu’elles seront limitées à la seule durée des travaux. Aucun impact sur le long terme : l’entreprise s’engage à tout reboucher proprement et à renaturer les endroits où elle aura creusé.

    Ce n’est pas ce que tout le monde croit. En Bretagne, les projets du Canadien font bien plus de bruit que chez nous. Fer de lance de la fronde, l’association Eau et Rivières de Bretagne s’est emparée du sujet début 2024 et a rédigé diverses analyses, rencontré des maires, organisé des réunions publiques. Elle alerte notamment sur le risque de pollution des cours d’eau et des nappes. Dans son sillage, des citoyens se sont organisés et ont créé le collectif Stop Taranis. Ils invitent les riverains à signer un formulaire pour signifier leur refus qu’on fasse des prélèvements sur leur terrain. « Un seul refus ne fera pas plier Breizh Ressources, mais plusieurs dizaines, oui », considère Eau et Rivières de Bretagne, qui ajoute : « Accepter l’exploration aujourd’hui, c’est accepter l’exploitation demain. »

    Car c’est bien ce qui les inquiète : que se passera-t-il si Breizh Ressources trouve des gisements intéressants ? Ne risque-t-on pas de voir fleurir, d’ici une quinzaine d’années, des projets de mines dans les Pays de la Loire et en Bretagne ? L’État donnera-t-il alors son feu vert ? « Une fois la machine enclenchée, elle ne s’arrêtera pas, s’inquiète l’élue Anne Danjou, par ailleurs présidente de l’Association Bien vivre en Anjou. C’est maintenant qu’il faut se bouger. Après, il sera trop tard. Le droit minier en France donne beaucoup de pouvoir aux entreprises et presque rien aux habitants. Pour moi, ce dossier, c’est comme le far west. Et les Indiens, c’est nous. »

    L’activité minière est particulièrement polluante. En 2021, l’association française SystExt, spécialisée dans les mines et leurs impacts sur l’environnement, publiait un rapport démentant l’idée qu’on pouvait faire une mine « propre ». Outre son impact direct sur la biodiversité là où elle s’installe, cette industrie consomme énormément d’énergie et génère des quantités astronomiques de déchets. Car il ne s’agit pas uniquement de creuser, mais aussi de traiter le minerai.

    Prenons l’or par exemple, l’un des métaux les plus rares sur Terre. Il ne se trouve pas dans le sol sous forme de belles pépites pures, mais souvent en minuscules particules agglomérées à d’autres matières plus ou moins dangereuses. D’après les spécialistes de SystExt qui se basent sur la moyenne des mines exploitées actuellement dans le monde, pour un gramme d’or seulement, il faut extraire pas moins d’une tonne de minerai. Ce minerai subit ensuite de nombreux traitements mécaniques et chimiques, notamment avec du cyanure, afin d’isoler le précieux métal. Ces procédés demandent également de grandes quantités d’eau qui se retrouve ensuite polluée. Si celle-ci est stockée dans d’immenses piscines de rétention, des effondrements de digues se sont déjà produits.

    L’association, qui s’intéresse aussi au devenir des mines une fois qu’elles sont fermées, s’est rendue en 2021 sur le site de l’ancienne mine d’or de Saint-Pierre-Montlimart, qui a cessé son activité en 1952. Dix tonnes d’or avaient été extraites du gisement, générant par la même occasion 700 000 tonnes de résidus miniers. SystExt indique que c’est seulement en 2011 qu’une étude sanitaire et environnementale, jamais rendue publique, a été réalisée sur le site et en 2017 que des travaux de réhabilitation ont été entrepris. L’eau du ruisseau qui longe cette mine des Mauges est toujours polluée en arsenic, fer et manganèse.

    Une entreprise qui vend du rêve

    Si une ou des mines devaient finalement voir le jour, ce ne serait ni Breizh Ressources ni sa maison-mère, Aurania Resources, qui l’opéreraient. Cette dernière est ce qu’on appelle dans le secteur une « junior » : de petite taille, elle n’exploite pas de mines. Son cœur de métier est de faire de la prospection minière et, si elle trouve un filon intéressant, elle vend son permis à une « major », c’est-à-dire à une entreprise qui, elle, va créer et exploiter la mine. On peut, pour résumer, dire qu’Aurania vend du renseignement. Si l’entreprise est canadienne et cotée à la bourse de Toronto et à New York, elle est en revanche immatriculée aux Bermudes, une île caribéenne bien connue pour sa fiscalité avantageuse.

    Son actionnaire principal à 43%, Keith Barron, est aussi son fondateur et patron. De nationalités canadienne et britannique, le sexagénaire est domicilié en Suisse. Les médias le présentent souvent comme une sorte d’Indiana Jones. À longueur d’interviews, il aime raconter sa légende, celle d’un jeune géologue qui, lors d’un séjour linguistique en Équateur, se retrouve à loger chez un vieux professeur passionné par les cartes anciennes. Il serait alors parti à la recherche d’anciennes cités d’or exploitées par les conquistadors espagnols, fouillant la jungle mais aussi de vieux manuscrits conservés au Vatican. En 2006, bingo, il découvre un énorme filon d’or qu’il revend à une société minière pour plus de 800 millions d’euros. Depuis, son entreprise cherche toujours activement les anciennes mines d’or et a une quarantaine de permis d’exploration en Équateur.

    Cette propension à vendre du rêve est typique des « juniors » qui, pour financer leurs coûteuses recherches, ont besoin d’attirer sans cesse de nouveaux investisseurs. C’est bien ce qui rassure l’association France Nature Environnement Pays de la Loire. Contrairement à ses homologues bretons, celle-ci assume de ne pas (trop) se mobiliser sur Belenos. « Il n’y a pas de grosse excitation parce qu’il ne va pas se passer grand-chose, lance Xavier Métay, son directeur. Les gars de Breizh Ressources nous ont contactés, on les a rencontrés et on en a conclu qu’ils viennent juste s’amuser dans notre jardin. »

    Xavier Métay rappelle l’épisode de Variscan, qui a finalement arrêté ses recherches au bout de quelques années. « Breizh Ressources cherche exactement les mêmes choses, ce sont les mêmes méthodes, le même genre de personnages. En Amérique latine, rien n’avance et leur action en bourse dégringole. Donc il faut qu’ils montrent aux actionnaires qu’ils vont dans une autre région du monde, en leur faisant croire que c’est Byzance, pour relever leur action boursière et payer leurs gros salaires. » Effectivement, à y regarder de plus près, leur action à la bourse de Toronto a fait un saut dans le vide mi-2021 et ne s’est guère relevé depuis. « En ce moment, si vous voulez faire de l’argent, vous faites une start-up dans l’hydrogène ou de la prospection minière », ajoute encore le directeur de FNE Pays de la Loire.

    Un coup de bluff ?

    Les représentants de Breizh Ressources précisaient au média d’investigation Splann !, qui s’est penché sur les projets en Bretagne, que « seuls 1 à 5 % des projets d’exploration aboutissent à l’ouverture d’une mine, et le processus prend au minimum dix à quinze ans ». Un argument qu’ils répètent souvent pour rassurer leurs interlocuteurs sur le terrain. D’un côté, auprès des investisseurs, Aurania Resources parle d’un projet extrêmement prometteur, de l’autre, auprès des locaux, elle laisse penser qu’il ne se passera probablement rien. La firme canadienne bluffe, la question est : qui ?

    Pour Jean Baranger, membre du collectif breton Stop Taranis, le risque de voir un projet de mine n’est certainement pas à écarter. Avant de partir en retraite, il travaillait dans le secteur du luxe et était chargé de trouver un approvisionnement en or plus « durable ». « On imagine mal une start-up faire de la philanthropie pour nous aider à mieux connaître nos sols. Ils ont un bon géologue et s’ils sont là, c’est pour trouver de l’or. Ils ne parlent presque que de ça dans leurs dossiers. Parce que l’or, contrairement aux autres métaux, ça vaut cher. »

    Le prix de l’or ne cesse de s’envoler. Il a été multiplié par huit en une vingtaine d’années. D’après Jean Baranger, la donne a donc bien changé depuis les dernières études du BRGM sur la zone, et exploiter une mine en France métropolitaine peut désormais être rentable. Alors qu’on creuse aujourd’hui dans le monde jusqu’à 300 mètres de profondeur sur des sites où la teneur en or est de 2 voire 1 gramme par tonne, le BRGM avait relevé par endroits dans le Maine-et-Loire des concentrations au-delà de 3 grammes par tonne, et plus encore en Loire-Atlantique, à des profondeurs moindres.

    « Ils n’ont pas d’intérêt à faire des mines ici, répond Xavier Métay de FNE Pays de la Loire. Il y aurait trop de frictions, il y a un mitage par les habitations et les fermes. » Dans sa demande de permis, Aurania Resources écrit le plus sérieusement du monde : « exploiter une ressource minérale dans un pays comme la France, c’est aussi être assuré que les lois protégeant les travailleurs, la population et l’environnement seront appliquées et respectées, au contraire d’autres pays où les contrôles sont trop souvent aléatoires et insuffisants ».

    L’Autorité environnementale a finalement été saisie des trois demandes de permis de Breizh Ressources. Sans s’y opposer, elle a rendu mi-février ses recommandations. Elle préconise, en substance, au porteur de projet de mieux se renseigner au préalable sur les milieux naturels où il compte réaliser ses sondages et d’éviter les périmètres de protection des captages d’eau. Pour tenir compte de ce nouvel avis, une nouvelle consultation publique sur le site internet du ministère de l’Économie devrait avoir lieu prochainement.

    Sur les dix communes concernées dans le Maine-et-Loire, trois ont exprimé leur opposition à la demande de Breizh Ressources (Angrie, Candé, Longuenée-en-Anjou). Les autres ont donné leur feu vert ou n’ont pas pris la peine de voter à ce sujet, à l’instar de Bécon-les-Granits, considérant que cela n’avait aucune utilité puisque c’est l’État qui décide. À lire les comptes-rendus de conseils municipaux, il semble que nos élus locaux aient été sensibles à l’argument de voir une nouvelle activité s’installer sur leur territoire et à celui de participer à la souveraineté industrielle du pays.

    Alors que les mines avaient quasi disparu du débat public, on reparle d’extraire du minerai en France métropolitaine, au nom de la « transition » et de l’indépendance de l’Europe. Une évolution déjà engagée sous Hollande qui s’est accentuée avec le président Macron. C’est ainsi qu’une mine de lithium doit ouvrir dans l’Allier en 2028 pour produire des batteries pour voitures électriques. Notons cependant que l’or n’est pas considéré comme un minerai stratégique pour ladite transition énergétique.


    Pour aller plus loin

    – Sur la mobilisation en Bretagne, le média Splann ! a publié en accès libre sur son site trois articles très complets ;

    – Pour mieux comprendre comment fonctionne l’industrie minière, une interview vidéo d’Aurore Stéphant de l’association SystExt sur la chaîne Youtube de Thinkerview intitulée « L’effondrement : le point critique ? »


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    Nous publions en accès libre sur notre site internet notre enquête, parue dans La Topette en mars dernier, à propos des projets de mines d’or dans le Maine-et-Loire. 
    Lors de la sortie de notre article, très peu d’habitants étaient au courant du projet « Belenos », porté par la start-up Breizh Ressources, tenue par un sulfureux homme d’affaires canadien. Depuis, des citoyens se sont mobilisés et ont créé le collectif Stop Belenos. Une manifestation est justement prévue ce samedi 13 décembre 2025 à Bécon-les-Granits.
    Car ce projet, qui peut sembler fou, est pourtant bien réel et a franchi une nouvelle étape ce 3 décembre : le ministre de l’Industrie a accordé un permis exclusif de recherches de mines à Breizh Ressources. La start-up peut donc désormais réaliser des prélèvements, creuser des tranchées et même réaliser des forages sur neuf communes du nord-ouest du Maine-et-Loire afin de rechercher des traces d’or et autres métaux précieux.